Biennale d’Art Contemporain de Lyon 2015

En décembre 2015, toutes les classes de troisième se sont rendues à la Sucrière pour visiter la Biennale d’Art Contemporain de Lyon.

Les élèves ont pu voir quatre œuvres sélectionnées sur l’ensemble du site, qui montrent des domaines très différent de l’art contemporain et qui expriment chacune leur vision de la vie moderne.

Ces œuvres ont pu être présentées lors de l’épreuve de l’histoire des arts au Brevet.

  • Magdi MOSTAFA, The Surface of Spectral Scattering, 2014

Cette installation, qui s’étend sur 160m2, est composée d’un châssis en bois et d’un tissu noir où 10000 leds ont été brodées à la main.

La pièce est plongée dans le noir et l’ensemble évoque un plan de ville, une vue aérienne en pleine nuit. L’artiste, qui est égyptien, a créé une carte du Caire, des quartiers qu’il a choisi en référence à la révolution égyptienne de 2011.

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http://www.biennaledelyon.com/media/magdi-mostafa.pdf

  • Kader ATTIA, Traditional Repair, Immaterial Injury, 2015

Installation In Situ sur le sol de la Sucrière.

L’artiste tente de réparer les cicatrices de la Sucrière. Ces blessures au sol qui restent visibles montrent un lieu qui a vécu.

Ces fissures qui évoluent sur le sol peuvent également faire penser à une frontière. Kader ATTIA est algérien, on peut aussi y voir la tentative d’un oubli du passé, celui d’une guerre qui a laisse ses cicatrices.

Traditional Repair, Immaterial Injury

http://www.biennaledelyon.com/media/kader-attia.pdf

  • George OSODI, « Oil Rich Niger Delta » et « Rois du Nigeria« , entre 2007 et 2014

Par cette série photographique, George OSODI montre une réalité économique et historique du Nigéria.
La monarchie et les rois qui se succèdent vivent dans l’opulence et la richesse. En parallèle, l’exploitation du pétrole dans le delta du fleuve Niger se déroule au détriment de l’écosystème du pays et des habitants.
L’argent tiré du profit de ces extractions n’est pas redistribué et la pauvreté persiste pendant que les paysages Nigérians se dégrade à grande vitesse.

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http://www.biennaledelyon.com/media/george-osodi.pdf

  • Yuan GOANG MING, Landscape of energy, 2014

Cette œuvre est une installation vidéo.

L’artiste a réalisé cette vidéo pendant la période qui a suivi le tremblement de terre du 11 mars 2011 au Japon et qui a provoqué la destruction de la centrale nucléaire de Fukushima.
L’image qui évolue lentement et plane au dessus des différents sites abandonnés par l’homme sonne comme un avertissement : l’homme doit réfléchir à son impact sur la nature et sur sa manière de l’exploiter.

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http://www.biennaledelyon.com/media/yuan-goang-ming.pdf

Crédit images : © http://www.biennaledelyon.com/